Roxane - tragédie musicale - trois danseuses et un musicien

 Une tragédie musicale avec trois danseuses, un comédien et un musicien

 
au CIAM (Centre d'Initiatives Artistiques de l'université de Toulouse le Mirail) salle La Fabrique à Toulouse  

Mise en scène et choréographie : Djamila HANANN

Création lumière scénographie : Jean Louis CARAUSSE

Danse : Djamila HANANN, Vanessa FICARRA, Sarah DEHLINGER

Comédien : Thierry DESDOITS

Guitare : Salvador PATERNA

Le secteur Cultures du monde du CIAM continue d'explorer les formes d'expressions en milieu postmigratoire.
Djamila Hanann, artiste de renommée internationale, après avoir présenté son travail chorégraphique dans 35 pays, décida de fonder son école de danse orientale à Toulouse.
Dans Roxane, elle s'inspire des Lettres persanes de Montesquieu (1721), s'identifiant au personnage de Roxane et à sa quête de liberté. L'adaptation de l’œuvre de Montesquieu que propose Djamila Hannan est une création multidisciplinaire offrant des fusions esthétiques inattendues.
Elle marie danse, littérature et musique, pour révéler la profondeur de la danse orientale en tant que moyen d'expression et prolongement psychologique des personnages.

Les faits se situent en Perse au XVII siècle, dans le palais d'Usbek, notable membre de la Cour du Roi. Celui-ci, exilé à Paris dans le but d'étudier les mœurs occidentales et de confronter les philosophies arabo-islamiques et judéo-chrétiennes, il confie la garde de son harem à Solim, un eunuque investi d'un grand pouvoir de contrôle sur ses femmes, Roxane, Zachi et Zélis. Ces dernières, animées par des aspirations diverses, vivent difficilement l'exil de leur mari et l'absence de liberté.
La scène se déroule dans le harem. C'est un moment d'intimité privilégié, de complicité et de douce sensualité orientale. On y observe également les déséquilibres causés par l'absence d'Usbek : frustrations sexuelles, jalousies, humiliations, insubordination, rivalités, etc. Par la lecture en voix off du texte de Montesquieu, chaque épouse raconte sa vie au harem. La musique, tantôt enregistrée, tantôt jouée sur scène par un musicien, soutient la dramaturgie de la danse qui, élevée au rang d'exultation suprême, révèle sa fonction libératrice.

Habib SAMRAKANDI
Rédacteur de la revue Horizons Maghrébins
Chef de projet Cultures du Monde au CIAM

 

Lieu : Centre d'Initiatives Artistiques de l'université de Toulouse le Mirail, à la salle La Fabrique, 5 allées Antonio Machado - 31058 Toulouse Cedex 9.

Universite Le Mirail Toulouse