Djamila Hanann, chorégraphe et artiste

 Une danseuse de renommée internationale

Djamila Hanann, histoire d’une identité qui tend vers l’universel.

Dates importantes

1972 : naissance dans le sud de la France

1999 : départ pour l’Égypte

2004 : Djamila interprète Kutchuk Anem, la muse de Flaubert, dans la production « Memories of the Sphinx » en Egypte

2005 : Création d’une école de danse en Midi-Pyrénées                                                  

2011 : Djamila monte sa première tragédie musicale, « Roxane »

Grâce à des études en Arts Plastiques et en Théâtre, Djamila évolue dans diverses formes d’art et se forge un sens artistique et scénique très personnel, inspiré de l’expressionnisme.

En 1999, elle part s’installer en Égypte et vivra sept années dans le Moyen-Orient pour y étudier la musique et la danse orientale égyptienne, le sharqi classique. Elle sera accompagnée tout au long de son parcours par son maître de danse : Ibrahim Akeef.

Durant son exil, Djamila Hanann redécouvre aux sources la notion de féminité orientale dans sa dimension artistique et poétique, jusqu’alors surtout connue dans l’intimité de la famille.

Là-bas, elle repousse les frontières de la mixité entre les sexes en dévoilant l’intimité féminine orientale. S’appuyant sur sa solide carrière en tant que danseuse, elle créée sa compagnie (la compagnie « Djamila Hanann ») et tourne à travers divers pays du monde arabe pendant cinq ans : Égypte, Liban, Émirats Arabes Unis, Jordanie, Syrie, Oman, Maroc et Tunisie. Djamila dirige alors une distribution allant jusqu’à une quinzaine d’artistes (musiciens, danseurs, conteurs).

Elle s’illustre également  en tant que soliste dans une production égyptienne, «Memories of the Sphinx » (mémoires du Sphinx), jouée à Charm El Cheik et Luxor. Djamila Hanann y interprète Kutchuk Anem, la muse orientale de Gustave Flaubert. Le spectacle est en projet pour être présenté à Las Vegas.

Durant l’année 2003, elle tourne avec une création soliste « L’Égyptienne » en Angleterre, en Allemagne, en Italie et en Espagne.                                                                                                            

En 2005, elle revient en France et crée son école de danse orientale à Albi et à Toulouse, Rythmes d’Orient. Elle dispense des formations et monte des productions de sa création. Elle se produit dans les festivals et salles de la région, et organise chaque année un grand spectacle avec ses danseuses.

Interview de Djamila Hanann, par le magazine Nos Arts

 


 

 

 

 

 

avec son maître Ibrahim Akeef, au Caire                                                                                                      

En 2006, pendant le Festival « week-end avec elles » à Albi, elle se produit en première partie de Sapho, chanteuse à textes française. Cette même année, on la retrouve sur scène avec la compagnie Rythmes d’Orient qui présente en tournée locale le spectacle « Une nuit au Caire ». Elle chorégraphie et produit « La conférence des oiseaux », une adaptation d’Iben Attar, poète soufi.

Elle travaille en collaboration à plusieurs reprises avec le Lakdhar Hanou Ensemble : « Les doigts teintés » (2009) et « Voyages et mélodies sous le signe du Makâm » (2011).

Elle continue de se produire régulièrement à l’International, notamment lors d’événements privés organisées par des familles royales des Émirats Arabes.

Son école Rythmes d’Orient compte aujourd’hui 130 membres et projette d’ouvrir sous peu une filière professionnelle, qui permettra de former des artistes complets pouvant jouer dans les créations de Djamila Hanann.

En 2011, Djamila Hanann, forte d’un parcours éclectique (arts plastiques, théâtre et danse), et de ses expériences dans le monde arabe, se lance dans la mise en scène de « Roxane », un projet de création dont l’ampleur est sans précédent dans sa carrière.Adapté des « Lettres persanes » de Montesquieu, cette création alliant danse et théâtre offre un regard pertinent et contemporain sur les thèmes que sont la féminité, la liberté, l’exil. On y retrouve la sensibilité artistique de Djamila Hanann, sur fond de réflexion identitaire. Parmi les influences de cette dernière, on compte également l’écrivaine marocaine Fatima Mernissi, dont les écrits « Le harem politique » et « Rêves de femmes » auront largement inspiré la metteure en scène, ainsi qu’Assia Djerbar, écrivaine académicienne dont la phrase « je désire donc je suis »[1] fait écho aux thèmes qui lui sont chers.

Djamila Hanann a animé à Marseille, Toulouse et Albi une conférence ayant pour sujet : « La danse orientale, trait d’union entre deux mondes », dont le précepte est de confronter deux manières de penser l’art et la danse arabe, dans le monde oriental et le monde occidental. La danse y est décrite comme un produit composite fait d’ingrédients authentiques porteurs de mémoire.



[1] Extrait de « Femmes d’Alger dans leur appartement »

 

 

 

 

 

 

 

avec son orchestre, à Tunis

 

Date de dernière mise à jour : Lun 17 Sept 2012