La danse orientale

La danse orientale, un kaléidoscope éternellement changeant

quelques mots d'histoire sur ce lien : 

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Art mystérieux, souvent victime de préjugés, l’Orient ne peut s’en passer et l’Occident s’en empare. Partons à la découverte d’un art millénaire !

 

La danse orientale, telle que l’occident la connaît aujourd’hui (tenue pailletée, soutien-gorge et jupe basse) est en fait la danse orientale dite « moderne », issue du cabaret et du cinéma égyptiens à partir des années 1930. C’est alors en Egypte l’âge d’or des comédies musicales jusque dans les années 1960. 

L'âge d'or du cinéma égyptien

Cependant, il n’existe encore aucune académie, aucune école officielle… et pour cause, aujourd’hui en Egypte la danse est sous la pression d’un islam qui se radicalise. Pourtant, la danse fait partie de l’âme égyptienne : elle aurait été popularisée par les Tziganes venus d’Inde au Xème siècle, qui auraient repris les danses locales existantes.

Au fil du temps, deux groupes de danseuses se distinguent, les ghawazi (tziganes) qui dansent pour tout public, parfois affiliées à la prostitution, et les almées (égyptiennes), plus respectées et s’inscrivant dans une tradition plus savante. En 1837, le roi Mohammed Ali bannit la danse du Caire, accusée de nuire aux bonnes mœurs. Pourtant, à cette même époque, l’occident à travers les poètes et les écrivains (Flaubert, Théophile Gautier…), à la suite des armées napoléoniennes, commence déjà à tomber sous le charme de la sensualité orientale.

La danse des ghawazi (tziganes égyptiens)

Au début des années 1930, de nouvelles danseuses vont surgir des bas-fonds et l’arrivée de la variété, du cabaret et du cinéma, renouvellent la danse. Les rythmes orientaux sont mélangés à des tempo latinos.

Au cinéma, on inaugure une pratique inédite : le solo féminin (que nous connaissons toujours aujourd’hui), dit « raqs el sharqi ». La danse orientale moderne est née. Après les années 1960, la production cinématographique décline.

Aujourd’hui, la danse orientale fait l’objet d’un engouement toujours plus vif de la part des occidentaux. Il suffit de regarder avec quelle ferveur et quelle rigueur on la pratique à New York, Paris et Tokyo. Peut-être est-ce dans ces contrées que la danse orientale trouvera un nouveau souffle.

 

Nathalie Cauquil, d’après « La danse des Mille et une Nuits », Géo Magazine.